Des membres de la Société de Gynécologie et d’Obstétrique du Bénin et du Togo (SGOBT) discutent à Lomé, à l’occasion de leur 9e congrès, des urgences obstétricales et néonatales, les fistules obstétricales, le paludisme chez la femme enceinte afin de trouver des pistes pour faire face à la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans leurs pays, a constaté APA.
Ce congrès coïncide avec le 20ème anniversaire de notre organisation.
Selon le Professeur Koffi Akpadza, président de la SGBOT, « les urgences obstétricales et néonatales, les fistules obstétricales, le
paludisme chez la femme enceinte constituent une préoccupation majeure des gynécologues et obstétriciens des deux pays ».
La mortalité maternelle, néonatale et infantile est élevée en Afrique subsaharienne en dépit des efforts déployés, indiquent les
participants.
Les taux de mortalité maternelle sont de 474 pour 100.000 naissances vivantes au Bénin et 478 pour 100.000 naissances vivantes
au Togo.
La fistule obstétricale est une complication des accouchements difficiles réalisés sans assistance sanitaire.
Le paludisme, première cause de décès des enfants de moins de cinq ans, est à l’origine de troubles de la grossesse.
Parmi ces troubles figurent les interruptions prématurées, l’anémie et le faible poids de naissance qui constituent un véritable défi
pour les médecins.
C’est pourquoi, les membres de la SGOBT entendent tout mettre en oeuvre pour faire face à cette situation qualifiée de désastreuse
surtout combattre la mortalité maternelle et promouvoir la santé de la femme et du nouveau né.
« Cette rencontre est aussi pour nous l’occasion de remercier les pionniers de la Société et toutes les bonnes volontés qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes ou s’emploient sans relâche pour faire avancer la mise en oeuvre des Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgences (SONU), pour lesquels les deux Etats ont déployé tant d’énergies », a-t-il Professeur Koffi Akpadza.
Agence de presse africaine (APA)
La Société de Gynécologie et d’Obstétrique du Bénin et du Togo (SGOBT) organise son neuvième congrès couplé de son vingtième anniversaire du 21 au 23 novembre à Lomé.
Plusieurs délégations amies venues d’Afrique et d’ailleurs participent à ces assises. Celles-ci permettront aux participants de réfléchir et d’échanger leurs expériences sur les « urgences obstétricales et néonatales, les fistules obstétricales, le paludisme chez la femme enceinte » en vue de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile encore élevée en Afrique subsaharienne en dépit des efforts déployés.
En effet selon ces professionnels de santé, les taux de mortalité maternelle au Bénin et au Togo sont respectivement de 474 et 478 pour 100.000 naissances vivantes. Ces chiffres leur commande donc ont-ils poursuivi, de se pencher dans le cadre d’un processus d’évaluation continue sur les stratégies de lutte et les efforts à faire pour améliorer « cette situation désastreuse ».
Le directeur de cabinet au ministère de la Santé, M. Biyao Kokou à cette occasion, s’est réjoui de voir les deux pays frères et amis, fédérer leurs actions pour promouvoir la santé de la femme et du nouveau né et de combattre la mortalité maternelle, fléau si important selon lui, qu’il a déterminé l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à savoir réduire de ¾ le rapport de mortalité d’ici 2015.
Il a relevé la pertinence des thèmes choisis, soulignant que la fistule obstétricale, complication des accouchements difficiles réalisés sans assistance sanitaire constitue un indicateur de qualité des services. Tandis que le paludisme, première cause de décès des enfants de moins de cinq ans est à l’origine de troubles de la grossesse comme les interruptions prématurées, l’anémie et le faible poids de naissance.
M. Biyao a demandé aux participants de faire des propositions pouvant aider les populations isolées et les plus démunies des campagnes les plus reculées à bénéficier de la même qualité de service de santé maternelle et infantile que les habitants de Lomé et Cotonou.
La représentante du représentant résident de l’OMS au Togo, Mme Agbobli Elise a abondé dans le même sens, estimant que les thèmes de ce congrès sont d’une grande importance pour son organisation qui a consacré une de ses divisions : « la division de la santé familiale ».
Elle a réaffirmé la détermination de l’OMS à accompagner la SGOBT à travers l’appui aux autorités nationales dans leurs efforts visant à créer les conditions optimales pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, à assurer une santé saine aux mères et aux enfants.
Le président de la SGOBT, Pr Koffi Akpadza faisant le bilan du chemin parcouru a exprimé ses gratitudes au ministère togolais de la Santé pour son soutien constant puis remercié les pionniers de la Société et toutes les bonnes volontés qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes ou s’emploient sans relâche pour faire avancer la mise en œuvre des « Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgences » (SONU), pour lesquels les deux Etats ont déployé tant d’énergies.
ATOP/MEK/YM/MD (www.tvt.tg)